Villa Romaine Vilauba

Le Villa Romaine de Vilauba est un témoignage d’une grande importance, car elle permet ressaisir l’évolution d’un village typique dans ce domaine depuis l’époque romaine (Ier siècle avant J.-C.) à la période wisigothique, s. VII, quand on pense qu’elle fut définitivement abandonnée, pour des raisons de sécurité.

Je reconnais que j’ai découvert ce gisement par hasard. C’était le jour où je suis allé rendre visite à mon ami Arnau, à Banyoles, un village qui est à seulement 1 km vers le nord. Il a appelé mon attention que l’endroit fut complètement divisé par la même route. J’ai décidé de m’y arrêter et de prendre un coup d’oeil.

Le site est clôturé. Puis j’ai demandé à l’office de tourisme de Banyoles et ils m’ont confirmé que c’est possible d’y entrer avec des visites guidées. Là on m’a raconté que l’histoire de Vilauba (un nom de lieu qui provient de Villa Alba latin, «ville blanche») est bien longue dans le temps, et qu’une grande partie de son originalité réside précisément dans cette occupation extensive.

Les ruines des murs que nous avons trouvé appartenaient à une grande maison ou ferme où on produisait des différents produits naturels: huile et du vin, entre autres. Certes, ils avaient leurs vergers plantés ici et bien sûr leurs poulets et d’autres animaux. Comme dans d’autres villes romaines, on peut distinguer deux zones: celle de travail et celle domestique. Dans ce dernier cas, située à la partie nord, on y reconnaît de petits thermes, le triclinium (salle à manger), des cours et les chambres. Dans la zone de travail on peut reconnaître un réservoir et un puits, pouvant être utilisé pour presser les raisins et l’huile. Il a également été découvert un four de cuisson pour la céramique et un lieu d’enterrement (necropolis).

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On a mené des recherches dans ce domaine depuis sa découverte en 1932. Il est important de se rappeler que les pièces retirées d’ici sont dans le Musée Archéologique de Banyoles, très proche. À l’avenir, la route qui traverse le gisement sera détournée pour faire des nouvelles fouilles… du moins c’est ce que les autorités ont dit.

Je reviens à ma voiture pour aller à Banyoles. À vrai dire, je me sens très heureux que tant de siècles plus tard, on puisse encore visiter et nous enquêter sur ces modes de vie si différents des nôtres.